Superéthanol
Reprogrammation éthanol E85
Rouler au superéthanol coûte nettement moins cher au litre. Encore faut-il que le moteur sache quoi faire de ce carburant, et que le calcul soit bon pour vous.
Le raisonnement
Un calcul, pas une mode
Le superéthanol est le carburant le moins cher du réseau français. En face, le moteur en consomme davantage pour parcourir la même distance, parce qu'un litre d'éthanol contient moins d'énergie qu'un litre d'essence.
Toute la question est donc de savoir si l'écart de prix couvre la surconsommation, et si votre kilométrage permet d'amortir la prestation dans un délai raisonnable. C'est une arithmétique simple, et elle ne donne pas toujours raison à la conversion. Un véhicule qui fait 5 000 km par an n'est pas un bon candidat.
Gestion de la richesse
Ce qu'on écrit dans le calculateur
Quatre paramètres, pas un seul
Convertir un moteur au E85 ne se résume pas à injecter plus. Il faut adapter la richesse du mélange, le temps d'injection, l'avance à l'allumage pour profiter de l'indice d'octane plus élevé, et la stratégie de démarrage à froid.
C'est ce dernier point qui distingue le travail sérieux du reste. Un moteur qui démarre mal en janvier, c'est un client qui regrette sa conversion tous les matins.
Ce qu'on vérifie avant
Trois questions au téléphone
Votre motorisation exacte, pour la compatibilité mécanique. Votre kilométrage annuel, pour la rentabilité. L'endroit où vous faites vos pleins, parce que le superéthanol est largement distribué en France et beaucoup moins ailleurs.
Ces trois réponses suffisent le plus souvent à savoir si la conversion a du sens. Dix minutes de téléphone évitent un déplacement inutile.
Renseignez-vous auprès de votre assureur sur votre situation avant toute conversion. C'est le point que la plupart des gens découvrent trop tard.
Questions fréquentes
Tout sur la conversion E85
Reprogrammation ou boîtier, quelle différence ?
Un boîtier additionnel s'intercale et allonge le temps d'injection en trompant le calculateur, qui continue de croire qu'il gère de l'essence. La reprogrammation travaille dans le calculateur lui-même : richesse, temps d'injection, avance à l'allumage, démarrage à froid. Le moteur sait ce qu'il brûle au lieu de le subir.
Est-ce que mon moteur est compatible ?
Ça dépend de la motorisation. Les joints, la pompe et les injecteurs ne sont pas tous conçus pour l'éthanol, qui est plus agressif que l'essence. On vérifie la faisabilité sur votre modèle précis avant de fixer un rendez-vous, plutôt que de vous faire venir pour rien.
Combien je consomme en plus ?
Il faut s'attendre à une surconsommation, elle est inhérente au carburant : l'éthanol contient moins d'énergie par litre. Le raisonnement se fait au coût aux cent kilomètres, jamais au litre. C'est l'écart de prix à la pompe qui doit absorber cette surconsommation.
Au bout de combien de kilomètres c'est rentable ?
Ça dépend de votre kilométrage annuel, de votre consommation actuelle et de l'écart de prix des carburants où vous faites le plein. Donnez-nous ces trois chiffres, on fait le calcul avec vous. Si le compte n'y est pas, on vous le dit.
Je peux remettre du sans-plomb ?
Oui. Une cartographie correctement écrite gère l'essence, le E85 et tous les mélanges intermédiaires. Vous n'êtes pas contraint de ne trouver que des stations qui distribuent du superéthanol.
Et le démarrage à froid en hiver ?
C'est le point sensible de l'éthanol, et c'est justement pour ça que la gestion du démarrage à froid fait partie du travail de cartographie. C'est aussi ce qu'un simple boîtier gère le moins bien.
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